La Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet se questionne sur la décision de l’Agence métropolitaine de transport (AMT)

 

La Chambre de commerce Kamouraska L’Islet (CCKL) questionne sérieusement la décision de l’AMT d’abaisser les exigences de contenu canadien de 25 à 15 %, décision qui a fait perdre à Bombardier un contrat avec ceux-ci au profit d’une entreprise chinoise. La CCKL invite la population à signer la pétition que le syndicat des employés de Bombardier  de La Pocatière a lancée pour demander la révision de cette décision de l’AMT.

Selon Luc Forgues, directeur général de la CCKL, « C’est une décision basée sur des calculs d’économie court terme. Jamais on n’a pris en compte les effets négatifs sur la suite des choses tel que l’entretien des véhicules et le suivi après livraison. » C’est un contrat de 24 voitures de trains de banlieue que Bombardier ne verra pas dans son carnet de commandes. « Ce sont des emplois qui sont incertains, c’est une économie qui risque de ralentir dans l’ensemble de la Côte du sud. Chaque fois que Bombardier ou une autre entrprise d’envergure vit des périodes comme celle-ci, c’est l’ensemble de l’économie qui en subit les conséquences. », rappel M. Forgues.

Avec cette décision de réduire ses exigences de contenu canadien à 15 %, l’AMT risque de créer un climat d’incertitude dans l’ensemble du marché du transport canadien. Le fait que l’agence relève du Ministère des transports du Québec n’a rien d’anodin et l’AMT pourrait décider de son plein chef de descendre encore d’avantage ce plancher. Cette décision pourrait ouvrir la porte à des mesures défavorisant les productions locales. « Plusieurs entreprises de la région sont impactées par cette décision et les futures à venir. » précise M. Forgues.

Dans la Côte du sud et ailleurs, Bombardier est un employeur d’envergure et permet à plusieurs entreprises de faire des affaires localement. « Nos entreprises ont droit à une période de stabilité économique plus longue que 3-4 années. Avec des dossiers comme ceux de Bombardier, le bois d’œuvre et le libre échange avec les Américains sont autant de dossiers qui dérangent et font craindre pour l’avenir. » lance le directeur général de la CCKL. Pour l’embauche de futurs employés, ce n’est rien pour faciliter les choses.

À propos de la CCKL

Fondée en 1959, la Chambre de commerce Kamouraska-L’Islet est un regroupement de gens d’affaires qui représente plus de 340 membres provenant de tous les secteurs économiques du territoire de Kamouraska et de L’Islet.